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Par Mystik_ dans Portrait Présidents Nigériens le 3 Février 2011 à 03:46
Salou Djibo, né le 15 avril 1965 à Namaro dans la région de Tillabéry, est un militaire nigerien, chef d'escadron, « commandant de la compagnie d'appui de Niamey Biographie Issu de l'ethnie Djerma-Songhay, il a effectué sa formation d'officier à l'Ecole des Forces Armées de Bouaké en Cote d'Ivoire de 1995 à 1997. Il sort sous-lieutenant et appartient à la promotion Joseph Anoma de ladite école. Il a poursuivi sa formation militaire au Maroc et en Chine et avait servi dans les forces de l'ONU en République démocratique du Congo.
Il est à la tête du coup d'État du 18 février 2010, qui renverse le président de la République Mamadou Tandja
. Djibo est à la tête du Niger en qualité de président du Conseil suprême pour la restauration de la démocratie depuis le 22 février 2010.Le Conseil qu'il préside a annoncé qu'il visait à faire du Niger un modèle de démocratie et de bonne gouvernance.
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Par Mystik_ dans Portrait Présidents Nigériens le 3 Février 2011 à 02:50
Mamadou Tandja, né en 1938 à Maïné-Soroa, est un ancien lieutenant-colonel et un homme d'État nigérien. Élu président de la République en novembre1999 et réélu en décembre2004, il fait voter en 2009 un référendum qui prolonge son mandat de trois ans et lui permet de se représenter à vie. Mamadou Tandja est renversé lors d'un coup d'État, le 18février2010. Biographie Ministre de l'Intérieur pendant la présidence du général Ali Saibou, il dirige la répression de la révolte touarègue en 1990. Au moins deux cents Touaregs sont arrêtés, torturés puis exécutés sans jugement après l'attaque de la gendarmerie de Tchin-Tabaraden dans la région de Tahoua le 7 mai 1990. Les Touaregs réclament un traitement équitable au niveau administratif. La conférence nationale nigérienne de 1991 met en place un gouvernement de transition, dirigé par Ama
dou Cheiffou, et qui organise des élections multi-partites, présentées par toutes les parties comme étant les premières véritablement démocratiques au Niger : législatives le 14 février 1993 et présidentielle les 27 février et 30 mars. Au premier tour de l'élection présidentielle, Tandja, candidat de l'ancien parti unique, le Mouvement national pour la société de développement ou MNSD, obtient 34,22 % des voix devant Mahamane Ousmane, candidat à la tête d'une alliance de partis de l'opposition qui récolte 26,59 %. Au second tour, Ousmane fait le plein des voix et gagne les élections, avec cependant un taux de participation très faible (35 %).Le 27 janvier 1996, le général Ibrahim Baré Maïnassara renverse le président Ousmane et organise une élection présidentielle en juillet 1996. Mamadou s'y présente mais n'obtient que la troisième place avec 15,65 % au premier tour et ne peut participer au second tour. Le président sortant, le général Ibrahim Baré Maïnassara sort vainqueur du scrutin face à Mahamane Ousmane. Ces élections étaient truquées et le général Baré a dissout en cours de scrutin la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Suite à l'assassinat du général Baré en avril 1999 et la prise de pouvoir du commandant Daouda Malam Wanké, une nouvelle élection présidentielle sans fraude notable a lieu en novembre 1999. Mamadou y reçoit 32 % des voix au premier tour et bat l'ancien Premier ministre Mahamadou Issoufou au second tour avec 60 % des voix. Tandja prend ses fonctions de président de la République le 22 décembre 1999. En même temps que l'élection présidentielle ont lieu des législatives qui voient la victoire du MNSD de Tandja Mamadou. Le nouveau président nomme Hama Amadou au poste de Premier ministre. Mamadou donne des priorités à son mandat : d'abord rétablir les contacts avec les bailleurs de fonds internationaux et leur offrir des garanties de stabilité et de libéralisme économique ; priorité cruciale puisque le Niger, pays parmi les plus pauvres du monde, dépend en grande proportion des aides internationales. Mais les coupes de Tandja dans les budgets de l'éducation et de la santé, la réduction des effectifs de la fonction publique nigérienne, les retards dans le traitement des fonctionnaires (jusqu'à 18 mois) et des militaires entrainent une contestation sociale généralisée qui se transforme en manifestation d'étudiants sur le campus de l'Université de Niamey en 2001 et sur une mutinerie d'unités de militaires en 2002. De peur que la contestation ne s'étende, Tandja mate la mutinerie et contrôle la presse pour qu'elle n'en parle pas.
Lors d
e l'élection présidentielle de novembre 2004, Tandja se représente. Au premier tour, il arrive largement en tête avec 40,7 % face à cinq autres candidats, et au second tour, il bat Mahamadou Issoufou avec 65,5 % des voix, obtenant ainsi un second mandat. Le candidat Issoufou dénonce des fraudes électorales dans les régions désertiques du nord, mais il est peu probable que l'ampleur de ces fraudes soient de nature à changer le résultat de la présidentielle. Lors du sommet de Niamey (Niger), Mamadou Tandja a été reconduit à la présidence de l'Union économique et monétaire ouest-africaine. Le 19 janvier 2005, au cours du 28e sommet à Accra (Ghana), Mamadou Tandja, a été élu président de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest, en remplacement du Ghanéen John Kufuor. Il a été reconduit à ce poste le 13 janvier 2006 lors du sommet de Niamey.La crise Hama Amadou Le 31 mai 2007, le gouvernement de son Premier ministre Hama Amadou est renversé par une motion de censure déposée par l'opposition parlementaire. Comme l'exige la constitution Nigérienne le président a le choix entre 3 candidats au poste de Premier ministre proposés par les partis de la majorité. Ainsi le président Tandja a porté son choix sur l'ancien ministre de l'Équipement Seyni Oumarou proposé par le MNSD.
La crise institutionnelle de 2009 L'élection présidentielle devait avoir lieu en octobre 2009 sans que Tandja puisse concourir de nouveau, la Constitution limitant à deux le nombre de mandats pour une personne. En juin 2009, le président Tandja souhaite une modification de la Constitution vers un régime complètement présidentiel, avec une extension exceptionnelle de son mandat de trois ans supplémentaires pour « achever les chantiers entrepris » (à savoir la négociation des contrats d'uranium et de pétrole). Face au rejet de ce changement par la cour constitutionnelle et de l'assemblée, Tandja dissout l'assemblée ce qui veut dire qu'il n'y a plus de pouvoir législatif au Niger, le président travaillant par décrets et arrêtés. Un référendum est lancé le dimanche 4 août 2009 pour entériner cette modification. La presse, comme le Sahel, presse du gouvernement, insiste sur « l'enthousiasme et la forte mobilisation des populations » et dénigre les opposants à cette modification comme des « agents de l'étranger ». Des élections législatives devaient être prévu avant la fin 2009. De nombreux partis de la coalition au pouvoir se sont ralliés au oui pour ce référendum (MNSD Nassara parti présidentiel, RSD Gaskiya, RDP Jama'a, PMT Albarka et des petits partis) contrairement à d'autres partis, plus distants (CDS Rahama, PNDS Tarraya, ANDP Zaman Lahiya, MODEN Lumana, Intersyndicale du Niger (ITN) et d'autres petits partis).
Le coup d'etat de 2010 Un groupe de soldats mutins renverse le président Tandja le jeudi 18 février 2010. La junte est baptisée Conseil suprême pour la restauration de la démocratieet est présidée par le chef d'escadron Salou Djibo, devenu le nouvel "homme fort" du Niger.
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Par Mystik_ dans Portrait Présidents Nigériens le 3 Février 2011 à 02:25

Daouda Malam Wanké est un militaire nigérien devenu chef d'État en 1999 après un coup d'État. Wanké est major de l'armée nigérienne quand il renverse le président Ibrahim Baré Maïnassara le 9 avril 1999. Le 11 avril, il se proclame président du conseil de réconciliation nationale et est de facto chef de l'État. Daouda Malam Wanké promet de laisser le pouvoir aux civils après des élections. En décembre 1999, Mamadou Tandja est élu président et Wanké quite le pouvoir. Il meurt le15 septembre 2004 à Niamey.
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Par Mystik_ dans Portrait Présidents Nigériens le 2 Février 2011 à 23:01

Le général Ibrahim Baré Maïnassara (qui signifie « le victorieux », en langue haoussa), qui a mené le coup d'État au Niger et pris la tête du Conseil de salut national, est un militaire de carrière et président du Niger de 1996 à 1999. Né en 1949 à Maradi (550 km à l'est de Niamey), il est haoussa (ethnie majoritaire au Niger et surtout présente au sud du pays, le long de la frontière avec le Nigeria). Il a fait des études primaires à Niamey, suivies d'une formation militaire à Madagascar et en France, avant de devenir en 1974, à l'âge de 25 ans, aide de camp du président Seyni Kountché. En 1976, il est nommé commandant de la garde présidentielle. Deux ans plus tard, il prend le commandement de la compagnie parachutiste de Niamey. En 1984 il est chef du troisième bureau de l'état-major des forces armées. De 1986 à 1987, le colonel Maïnassara est attaché militaire à l'ambassade du Niger à Paris, avant de se voir confier le ministère de la Santé (1987-90). De 1990 à 1992 il est ambassadeur en Algérie. En 1992, il revient au Niger pour devenir conseiller de défense du Premier ministre de transition Cheiffou Amadou (1991-1993). Après la première élection présidentielle démocratique, en avril 1993, il est nommé chef d'état-major particulier du président Mahamane Ousmane en juin de cette même année. En 1994-95, il effectue un stage au collège interarmées de défense à Paris avant d'être nommé, en mars 1995,
chef d'état-major de l'armée nigérienne par le Premier ministre Hama Amadou, qu'il connaît bien puisque ce dernier a été le directeur de cabinet du président Kountché. Il renverse le President Mahamane Ousmane le 27 janvier 1996. Il organise et remporte l’élection présidentielle le 7 juillet 1996. Ibrahim Baré Maïnassara a été assassiné le 9 avril 1999 lors d’un Coup d'État orchestré par les éléments de sa garde présidentielle sous le commandement du chef de bataillon Daouda Malam Wanké. Il est enterré à Douméga , village natal de son père situé à 250 km de Niamey. Une fathia (prière) est dite sur sa tombe à chaque date anniversaire de sa mort (9 avril) par les sympathisants et militants du parti politique qu'il a créé : le RDP (Rassemblement pour le Démocratie et Progrès) JAMA'A,.
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Par Mystik_ dans Portrait Présidents Nigériens le 2 Février 2011 à 03:11
Mahamane Ousmane est un homme politique nigérien né le 20 janvier1950 à Zinder au Niger.Après avoir étudié l’économie monétaire et financière en France et au Canada, Mahamane Ousmane revient au Niger en 1980. En janvier 1991, il fonde le parti politique Convention démocratique et sociale (CDS) d’aspiration social-démocrate. Le 27 mars 1993, au cours de la première élection démocratique, il est élu président de la République avec 55,42 % des voix face à Mamadou Tandja. Il est rapidement confronté à une crise économique et sociale, ainsi que la rébellion Touareg avec laquelle il signe un accord de paix le 24 avril 1995. En septembre 1994, un retournement d’alliance le met en minorité à l’Assemblée nationale. En février 1995, il perd les élections législatives et nomme Hama Amadou, un des principaux chefs du parti majoritaire dirigé par le futur président Mamadou Tandja. Le 27 janvier 1996,il est renversé par un coup d’État mené par le colonel Ibrahim Baré Mainassara. Une élection présidentielle controversée est organisée en juin 1996 et Baré la remporte face à Ousmane.
Lors des législatives du 24 novembre 1999 , le CDS obtient 17 des 83 sièges de l'Assemblée nationale. Ousmane, président du CDS, est ensuite élu président de l'Assemblée le 29 décembre. Il est choisi comme candidat du CDS lors de la présidentielle de novembre 2004 mais échoue au premier tour avec 17,43% des voix. Son parti obtient 22 des 113 sièges lors des législatives de décembre 2004 (17,36% des voix) ce qui permet à Ousmane de rester à son poste de président de l'Assembléejusqu'en 2009. Son parti est actuellement la troisième force politique au Niger car le parti a connu une dissension qui a donné naissance au RSD Gaskiya de Cheiffou Amadou. Depuis avril 2004, Ousmane est président du comité interparlementaire sur des droits de l'homme de l'Union éconimique et monétaire ouest-africaine. Il est aussi président du Parlement de la Communauté économique des Etats de l'A frique de l'Ouest (CEDEAO)depuis novembre 2006.
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Par Mystik_ dans Portrait Présidents Nigériens le 2 Février 2011 à 02:40
Le généralAli Saïbou a été chef de l'Étatnigérien du 10 novembre1987 au 27 mars1993. Il est né à Dingajibanda en 1940, dans l'arrondissement de Ouallam. Cousin du général Seyni Kountché. Il a été désigné par le Conseil militaire suprême pour succéder à Seyni Kountché, décédé en 1987. Sa politique est très différente de celle de son prédécesseur. C'est l'"homme de la décrispation". Il déclare l'amnistie générale des condamnés politiques, fait libérer tous les prisonniers impliqués dans la tentative de coup d'Etat d'octobre 1983, libère également Hamani Diori et tolère une certaine liberté d'expression. Il fait adopter en 1989, par référendum, la Constitution de la IIe République qui le consacre comme président de la République en décembre, élu sans oppoisition avec 99,5 % des suffrages. C'est le créateur du 3e parti politique du Niger, le Mouvement national pour la société du développement (MNSD) qui devient le parti-État.
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Par Mystik_ dans Portrait Présidents Nigériens le 2 Février 2011 à 02:00
Seyni Kountché (1931-1987), de l'ethnieDjerma, est un militaire nigérien, chef de l'État (président du Conseil militaire suprême) de 1974 à sa mort en 1987. Il est né le 1erjuillet1931 à Damana Fandou. Comme beaucoup d’enfants de troupe de l'Afrique-Occidentale française (AOF), il entre à treize ans à l'école de Kati au Mali en 1944, puis à celle de Saint-Louis du Sénégal. Il a servi en Indochine et en Algérie, et est devenu sergent en 1957. Peu après l'accession de son pays à l'indépendance le 3 août1960, il intègre les nouvelles forces armées nigériennes en 1961. Après avoir suivi l'École de formation des officiers à Paris, il devient sous-personnel des forces armées nigérienne en 1965, puis chef d'état-major en 1973. Pendant cette période, le Niger, pays nouvellement indépendant doit faire face à de nombreux problèmes économiques et politiques. Le pays est alors gouverné par un parti unique mené par Hamani Diori. Le parti d'opposition (Sawaba de Djibo Bakary) est interdit. Une grave sècheresse dure de 1968 à 1974 menant à une famine catastrophique. Le gouvernement en place ne peut pas mettre en application les réformes nécessaires pour faire face à la famine. L'économie du pays demeure faible en dépit de l'exploitation des grandes réserves d'uranium à Arlit dans le nord du pays. Des ministres du gouvernement détournent les stocks d'aide alimentaire envoyés par la croix rouge et d'autres aides humanitaires. Le 15 avril 1974, Kountché arrive au pouvoir par un coup d'État. Des tentatives de coups d'État marquent les cinq premières années du régime de Kountché, en août 1975, puis en mars 1976 et en octobre 1983. Les instigateurs de ces putschs manqués sont le commandant Bayere Moussa et Ahmed Moudour, secrétaire général de l'Union des Travailleurs nigériens. La tentative de coup d'État de 1983 est perpétrée par son homme-lige, Amadou Oumarou dit "Bonkano". Tous échouent. Kountché, désireux d'ouvrir le gouvernement aux civils, permet à quatre d'entre eux de devenir secrétaires d'État au gouvernement lors du remaniement de juin 1975. Il augmente également leur nombre au sein du CMS en 1981. En 1982, des préparations sont entreprises pour former une constitution du gouvernement. Le 23 janvier 1983, un Premier ministre civil, Oumarou Mamane, est nommé. En janvier 1984, il établit une commission pour rédiger un document pré-constitutionnel nommé Charte nationale, qui a été éprouvé plus tard dans le référendum national. La Charte prévoit la création d'établissements non-électifs et consultatifs aux niveaux national et local. Malgré l'ouverture de l'État aux civils, le régime reste fortement militaire, "policier" et les droits de l'homme sont souvent violés. Grâce à la manne de l'uranium, les salaires des travailleurs connaissent une légère augmentation. Malgré tout, des efforts d'ajustements économiques sont empêchés par la répétition de la sècheresse en 1984-1985 et par la fermeture de la frontière avec le Nigéria de 1984 à 1986. La dépendance du pays à l'égard de l'aide alimentaire et financière extérieure augmente et des relations importantes se nouent avec les Etats Unis. C'est à cette période que des tensions s'installent entre le Niger et la Libye, le Niger accusant Mouammar Kadhafi, d'encourager et d'aider les Touaregs à prendre les armes contre le régime de Kountché. En mai 1985, des incidents éclatent entre l'armée nigérienne et des Touaregs à Tchin-Tabaraden. Jusqu'à sa mort, malgré plusieurs tentatives de coups d'État, le général Seyni Kountché aura régné en maître absolu de l'État et des Forces armées, concentrant les trois fonctions les plus importantes du pays puisqu'il était : président de la République, ministre de l'Intérieur et ministre de la Défense.Vers la fin de l'année 1983, il commence à avoir des problèmes de santé qui s'aggravent. Il meurt le 10 novembre 1987 dans un hôpital parisien, la Pitié Salpétriere, d'une tumeur au cerveau. Ali Saïbou, chef d'état-major de Kountché lui succède à la tête de l'État, nommé par le CMS.
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Par Mystik_ dans Portrait Présidents Nigériens le 2 Février 2011 à 01:23

Hamani Diori (1916-1989), de l'ethnie Djerma était l'une des figures nigériennes à l'indépendance du pays. Il fut le premier président de la République, et l'un des artisans de la création de la Francophonie dont l'ACCT (Agence pour la coopération culturelle et technique ; aujourd'hui OIF, Organisation internationale de la Francophonie). Son régime a été renversé par le coup d'État du lieutenant-colonel Seyni Kountché le 15 avril 1974 dont la tragédie lui a coûté la personne la plus chère de sa vie : sa femme Aïchatou Diori. Né le 6 juin 1916 à Soudouré (un village à 12 km de la ville de Niamey), il est le fils d'un fonctionnaire de santé publique dans l'administration coloniale française. Après ses études de formation de professeur à l'École normale William Ponty (École normale fédérale de l'AOF), à Dakar (Sénégal), il a travaillé en tant que professeur dans les écoles régionales de son pays 1936-1938, puis fut instructeur de langue Zarma et Haoussa à l'Institut des études d'Outre-mer à Paris Carrière politique 1946, il était l'un des fondateurs du Parti progressiste nigérien (PPN), branche locale du Rassemblement démocratique africain (RDA). Au cours de cette même année, il sera élu député représentant du Niger à l'Assemblée nationale française. Aux élections de 1951, Diori a connu la défaite devant son cousin et rival politique (Djibo Bakary), avant d'être réelu "haut la main" en 1956. En 1958, au moment du référendum qui a accordé aux communautés d'outre-mer le droit de mettre en place un gouvernement responsable du territoire, Diori a fait campagne pour le « oui », et il devint président du gouvernement temporaire, puis Premier ministre en 1959. À cette époque le gouvernement français ayant interdit tous les partis politiques, le PPN-RDA, faisait office de parti unique. Premier président de la République Le 11 novembre 1960, l'Assemblée nationale nigerienne présidée par Boubou Hama et où ne siégeait que le parti unique PPN-RDA, donna la présidence de la République à Hamani Diori, suite à l'indépendance du pays le 3 août 1960. Pendant son gouvernement, Diori a favorisé les Samaria (des structures traditionnelles regroupant des jeunes filles et garçons) dans l'intérêt du parti et a conservé des liens économiques étroits avec la France. Sans opposant, il est réelu en 1965 et 1970. Il a gagné le respect de l'Afrique pour son rôle en tant que porte-parole des affaires africaines et arbitre populaire dans les conflits impliquant d'autre nations africaines. Cependant son administration est entachée d'une forte corruption. Une famine catastrophique répandue dans tout le pays a été causée par la dégradation du Sahel au début des années 70. Les désordres civils ont suivi des allégations à propos de détournements des stocks d'aide alimentaire par quelques ministres. En outre, le gouvernement ne pouvait pas appliquer les réformes nécessaires à l'allégement de la famine répandue. Diori a été - sans doute - victime de la trop grande importance qu'il attachait aux questions internationales qui devaient détourner son attention des questions intérieures immédiates. C'est ce qui a probablement contribué aussi à inciter les militaires à faire chuter son gouvernement. Coup d'État contre le régime de Diori 15 avril 1974, un coup d'État réussit contre le gouvernement de Diori, mené par le lieutenant-colonel Seyni Kountché, alors chef d'état-major. Tous les responsables du gouvernement ont été maintenus. La première dame Aïchatou Diori fut assassinée, et Diori fut emprisonné 6 ans à Zinder, puis maintenu en résidence surveillée à Niamey 1980-1987. Libéré en 1987 par le successeur de Kountché, Ali Saïbou, peu après son accession au pouvoir, Diori a quitté son pays pour le Maroc, où il est mort le 23 avril 1989 à Rabat.
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